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Dans " La peinture française du 17ème siècle dans les collections américaines "
juin 2008, par serge cannasse 

(Dans la France du XVIIème siècle) " L’épreuve des regards qui se croisent est moins celle de deux blessures qui cherchent à s’aviver (le ressentiment égalitaire des modernes) que celle de deux certitudes têtues qui se défient à qui d’entre elles revient la palme de l’excellence. (...) Le regard (...) prend le spectateur à témoin que son personnage dans son rang, dans son ordre, dans son âge, dans sa fonction, est dignement représenté et que, de la place où il se tient et dont il connait les limites autant que les droits, rien ni personne ne lui fera baisser les yeux."

Louis Le Nain : Famille de paysans dans un intérieur, 1642. Huile sur toile, 113 × 159 cm. Département des peintures, musée du Louvre, Paris.

Catalogue de l’exposition " La peinture française du 17ème siècle dans les collections américaines ". Grand Palais, Paris, 1982. Introduction par Marc Fumaroli : " Les leurres qui persuadent les yeux"

" La France du XVIIème siècel vit dans une atmosphère d’émulation, de pique d’honneur, qui prend volontiers un caractère querelleur ou chicanier. Mais il faut bien voir que cette pique d’honneur revient à prouver avec acharnement que le modèle dont on a hérité n’est pas moins exemplaire que ce modèle représenté par d’autres. L’épreuve des regards qui se croisent est moins celle de deux blessures qui cherchent à s’aviver (le ressentiment égalitaire des modernes) que celle de deux certitudes têtues qui se défient à qui d’entre elles revient la palme de l’excellence. (...) Le regard des portraits français du XVIIème siècle, que nous chargerions volontiers de tristesse baudelairienne, est en fait un regard d’honneur. Il prend le spectateur à témoin que son personnage dans son rang, dans son ordre, dans son âge, dans sa fonction, est dignement représenté et que, de la place où il se tient et dont il connait les limites autant que les droits, rien ni personne ne lui fera baisser les yeux. (...) La beauté ici (...) est dans l’économie des moyens mis au service de la force tranquille qui se sait, dans son ordre d’humanité, exemplaire."

Philippe de Champaigne : Jacques Lemercier devant la chapelle de la Sorbonne construite entre 1635 et 1653. Châteaux de Versailles et de Trianon.




     
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